Guillaume Herblot: Ironie du sort...
Ironie du sort, version République française 2026. Dans la même journée c’est clownesque.
Au Panthéon et à la Maison de la Radio, on célèbre le 9e Congrès mondial contre la peine de mort. Macron et les abolitionnistes brandissent haut le drapeau : « L’État ne tue pas, c’est barbare, inhumain, indigne d’une démocratie ! La vie est sacrée, même celle des pires criminels. »
Au même moment, à quelques stations de métro, une majorité de députés à voter, pour la énième fois, la légalisation de l’aide à mourir, euphémisme élégant pour suicide assisté et euthanasie encadrée.
Même État. Même majorité progressiste.
Même certitude morale.
Hier, on guillotine le meurtrier en lui expliquant que la société ne peut s’abaisser à tuer. Aujourd’hui, on fournit la substance létale au malade, au dépressif, au « souffrant » en lui disant : « Votre vie vous appartient, l’État vous aide à en finir proprement. »
La peine de mort ? Abominable.
L’euthanasie d’État ? Progrès humaniste.
On abolit la mort punitive… pour mieux organiser la mort « compassionnelle ».
On refuse au bourreau le droit de tuer le coupable, mais on donne au médecin le droit (et bientôt le devoir ?) de tuer le vulnérable.
C’est la même logique inversée : l’État décide qui mérite de vivre ou de mourir, mais avec un meilleur marketing. Un jour c’était « justice », aujourd’hui c’est « dignité ». Demain ?
Pendant que les militants anti-peine de mort applaudissent leur victoire symbolique au congrès, les députés valident, à quelques mètres, une nouvelle forme de mort administrée par la puissance publique.
Bravo pour la cohérence.
La vie est sacrée… sauf quand elle ne l’est plus.
Et c’est toujours l’État qui trace la ligne.
#IronieDuSort #PeineDeMort #AideAMourir #9eCongres
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