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Fx Bellamy: Les violences d’aujourd’hui...

Les violences d’aujourd’hui n’ont rien d’une fatalité. Dans un pays normal, un tel délire n’existe pas. Il n’est rendu possible que par l’impunité générale par laquelle on peut voler, piller, incendier, détruire des mairies, vandaliser des monuments, attaquer les policiers, les gendarmes et les pompiers, et justifier ce déchaînement de sauvagerie, sans manifestement avoir à craindre la moindre conséquence. Nous pouvons en finir avec cette impuissance volontaire. Rendre aux forces de l’ordre une capacité d’action qui dissuade la violence, et les soutenir sans faiblesse. Arrêter les individus, appliquer des sanctions fermes et immédiates dès le premier délit. Faire payer les dégâts à ceux qui sont pris dans un mouvement violent, quelle que soit leur implication. Retirer toute forme de soutien social aux parents de mineurs interpellés. Expulser immédiatement tout ressortissant étranger participant à ces mouvements. Interdire tout parti politique qui justifie la violence. S’indigner sans agir ne servira à rien. La France n’est pas condamnée à subir ; mais pour protéger notre démocratie, pour retrouver l’ordre public et la sécurité, il va falloir s’en donner les moyens.
Sarah Knafo: Toute la France regarde...
17, October

Sarah Knafo: Toute la France regarde...

Toute la France regarde, sidérée, les mêmes images : vitrines éventrées, magasins pillés, mairies qui brûlent, voitures en feu, le RAID déployé à Bordeaux. Ils détruisent en quelques heures ce que des commerçants ont mis des années à bâtir. Et c'est le peuple qui devrait payer ? Soutien à nos forces de l'ordre. Nous sommes tous sidérés par la réaction d’@emmanuellacron , sa mollesse et sa lâcheté. Nous savons que cela recommencera tant que casser restera sans conséquence. Il n'y a qu'une façon d'arrêter des pillards. Les étrangers, on les expulse. Les casseurs, on les enferme. Les dégâts, on les leur fait payer jusqu'au dernier centime.

Jordan Bardella: Des mairies prises d'assaut...

Des mairies prises d'assaut à Lille et à Marseille, des boutiques pillées par des prédateurs, le patrimoine des Français incendié comme à Lyon ou à Bordeaux, des policiers attaqués avec une extrême violence et la volonté de tuer : le 17 octobre a été le prétexte à la convergence d'un terrorisme d'ultra-gauche et de populations délinquantes de banlieue. Ces scènes de dévastations, qui illustrent la "Nouvelle France" que des irresponsables veulent fédérer, ne seront jamais acceptables. Dès mai 2027, si la majorité silencieuse des Français le décide, nous rétablirons durablement l'ordre : les allocations familiales des délinquants récidivistes seront suspendues, le principe de casseur-payeur sera appliqué pour rembourser intégralement le montant des dégâts, tout individu qui s'en prend aux forces de l'ordre sera déféré en vue de sa comparution immédiate et d'une lourde condamnation, les forces de l'ordre seront soutenues et leurs effectifs renforcés. Le calme, le respect de la propriété et des personnes, la paix civile doivent redevenir l'état normal du pays.

Jean-Luc Mélenchon: Vous avez joué avec le feu...

Monsieur Lecornu, Vous avez joué avec le feu. En comptant sur le pourrissement, vous n'avez réussi qu'à solidariser toute la jeunesse et les syndicats de salariés. Puis vos consignes de répression sauvages révélées par le Canard enchaîné ont déclenché une mobilisation sans précédent du pays. En vous enfermant dans une polémique politicienne avec moi, vous montrez que vous n'êtes pas un homme d'État. Juste un commis qui est en train de provoquer une crise de régime. Vous ne vous rendez pas compte de vos dégâts ? Vous n'avez rien de mieux à faire que cette querelle politicienne et ces leçons de morale à cette heure ? Quant aux policiers, vous devriez vous interroger : ce pouvoir a organisé le désordre par ses décisions aberrantes et incompétentes. Il vous abandonnera à la première occasion.

Joan Larroumec: Joan Larroumec @larroumecj...

Joan Larroumec @larroumecj Nous sommes à la conjonction des deux phénomènes civilisationnels distincts qui mènent à la révolution: Le premier : dans une société démocratique, comme le notait Tocqueville, toute inégalité devient vite insupportable car il n’y a plus que deux moyens d’expliquer que certains réussissent mieux que soi-même : la corruption du système ou le mérite. Et psychologiquement, sans surprise, on a plutôt tendance à penser que ceux qui réussissent mieux que nous bénéficient d’un système corrompu sont plutôt qu’ils soient plus méritants. La démocratie est donc un régime qui crée structurellement des armées de mécontents, sauf quand il y a une forte croissance économique. Car alors on peut prendre son mal en patience en se disant raisonnablement que dans quelques années, on sera soi-même au même niveau que ceux que l’on envie. Cela fait 15 ans qu’il n’y a plus de croissance en France. Les jeunes générations ne croient pas que leur situation rattrapera naturellement celle des plus privilégiés. En conséquence de quoi, elles n’ont plus grand intérêt à maintenir le système en vie. D’autant plus que n’ayant souvent pas d’enfants et n’étant pas propriétaires, elles ne sont soumise à aucunes des forces conservatrices traditionnelles. Le deuxième : comme le notait Schumpeter, le capitalisme faisant exploser la productivité industrielle et agricole, il réduit à la portion congrue le nombre de métiers manuels. La société se met donc à produire des cohortes gigantesques de personnes formées aux métiers intellectuels, alors même que l’économie n’a pas besoin d’autant de personnes dans ces secteurs. On a beau démultiplier les bullshit jobs, on produit néanmoins un grand nombre d’individus éduqués et inemployables. (Ils considérèrent que les emplois manuels ne sont pas assez dignes.) Ces cohortes sont structurellement révolutionnaires puisqu’elles se vivent comme un élite éclairée en opposition au système existant. La France est une des économies les plus tertiarisees du monde et avec un des plus hauts pourcentages d’individus faisant des études supérieures. Elle n’a plus de croissance depuis 15 ans. Kaboum, donc ? Pas encore, car il existe cependant une composante de la société qui a un intérêt absolu à maintenir le système tel quel : les retraités. Et ils représentent un tiers de l’électorat. Leur rôle est ambivalent : ils empêchent la révolution destructrice tout comme toute réforme à même de viabiliser le système. Voici donc une des tâches clé du politique aujourd’hui : relancer la croissance économique et rediriger les richesses vers les actifs en réussissant à la fois à contourner les blocages des retraités et à contenir les pulsions révolutionnaires de la jeunesse. Ce n’est qu’un des nombreux chantiers urgents de la France, en cette période de crises multiples. Mais avec la crise financière qui approche, c’est la fin de l’amortisseur de l’endettement. La question fondamentale d’au service de qui et de quoi est la machine économique française ne pourra plus longtemps rester sans réponse satisfaisante.
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