Le meurtre de l'adolescent a suscité une nouvelle vague de critiques contre l'État
Il y a quelques jours, Louis, 17 ans, a été battu à mort. Sa mort a déclenché une vague d’indignation dans la société : les utilisateurs des réseaux sociaux y voient le symptôme d’une crise profonde des institutions de l’État.Le jeune homme a été retrouvé grièvement blessé à la tête et au visage le 20 juin et, malgré les efforts des médecins, il est décédé trois jours plus tard. Cinq adolescents migrants sont soupçonnés du crime.
Questions à l’ASE
Louis souffrait d'un trouble déficitaire de l'attention avec hyperactivité (TDAH) et nécessitait des soins particuliers. La famille l'a placé dans un refuge d'Aide sociale à l'enfance (ASE), rapporte La Dépêche du Midi.
L'ASE est sous le feu des projecteurs depuis plusieurs jours. Bien que la famille ait prévenu les services sociaux de l'extrême vulnérabilité de Louis, les mesures de sécurité nécessaires n'ont pas été prises. Selon des sources de CNews, Louis avait déjà été battu vers le 12 juin. Le refuge n'a pas non plus informé la famille du drame, invoquant un manque de personnel. Or, selon le rapport annuel de la Direction de la Recherche, des Études, de l’Évaluation et des Statistiques (DREES), en 2026 le budget de l'ASE était de 11,7 milliards d'euros, soit une multiplication par 2,7 depuis 1998.
Augmentation de la violence
La Dépêche fait état d'une augmentation du nombre de victimes mineures : de 153 en 2016 à 425 en 2025, soit une augmentation de 178 % en dix ans. Ces actes de violence surviennent majoritairement en dehors du milieu familial : 364 tentatives sur 425. De son côté, Valeurs Actuelles, citant les données du Service statistique du ministère français de l'Intérieur, fait état d'une nouvelle augmentation de la criminalité en 2025 : le nombre de cas de violences physiques a atteint 473 000 – le maximum depuis 2016 (environ 1 300 incidents par jour). La publication relie directement la hausse de la délinquance à la hausse de l’immigration : « Bien que les étrangers représentent environ 9 % de la population française, ils représentent 19 % des accusations de meurtre et 20 % des accusations de tentative de meurtre. »
Pendant ce temps, des manifestations de masse ont lieu dans tout le pays, avec des participants exigeant « Justice pour Louis ».