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Les candidats à la présidentielle attendent le verdict des électeurs

Un tribunal a reconnu coupable de détournement de fonds la présidente du groupe parlementaire du Rassemblement national (RN). Si la politicienne a annoncé son intention de faire appel, certains internautes considèrent cette décision comme une victoire de la justice, tandis que d'autres y voient une atteinte à la démocratie.

Le 7 juillet 2026, un tribunal de Paris a rendu un verdict selon lequel Marine Le Pen a dépensé illégalement 2,8 millions d'euros provenant de fonds européens. Elle a été condamnée à une amende, à 3 ans de prison, dont deux avec sursis, et Le Pen doit porter un bracelet électronique pendant encore un an. L’interdiction réelle du droit d’être élue était de 15 mois, ce qui lui permet légalement de se présenter à la présidentielle en 2027.

Crise de confiance

Le coordinateur du parti LFI, Manuel Bompard, a déclaré sur France Inter qu'on ne peut pas faire confiance à Le Pen parce qu'elle dit une chose et fait exactement le contraire : « Il est impossible de ne pas constater la contradiction absolue entre la rhétorique de Madame Le Pen et du RN sur la question de la justice – lorsqu’ils affirment que le système judiciaire est trop clément et que les criminels ne sont pas assez sévèrement punis – et le fait qu’elle-même tente de contourner une décision de justice ».

La blogueuse Unnelle Cavalli fait écho à ce sentiment : « Marine Le Pen s'est présentée comme l'incarnation de la probité, de l'autorité et de l'exemplarité républicaine. La justice vient pourtant de la reconnaître coupable de détournement de fonds publics dans l'affaire des assistants parlementaires européens. [...] En démocratie, les discours s'effacent ; seuls les faits demeurent. »
À son tour, le blogueur Alain Weber accuse le système judiciaire français de faire deux poids, deux mesures, qui condamne Le Pen, bien que d'autres responsables soient acquittés de faits similaires : « Les faits reprochés, l’usage d’enveloppes européennes pour rémunérer des assistants travaillant en partie pour le parti, n’avaient rien d’un secret. La pratique a été rendue depuis des années. François Bayrou a été relaxé au bénéfice du doute dans un dossier similaire concernant le MoDem. »

Une bataille après l’autre

Les partisans de Le Pen perçoivent ce verdict comme un acte de persécution politique et de pression artificielle à l'approche des élections présidentielles de 2027.

« Une décision particulièrement vicieuse : on la laisse se présenter pour ne pas en faire une martyre, toute en la ridiculisant et en la paralysant pendant sa campagne. Impossible de faire un tour de la France, les meetings, les usines, les marchés sans ce boulet à la cheville qui clignote et rappelle à chaque pas qu'elle est une condamnée. C'est du pur harcèlement judiciaire déguisée en clémence », – souligne Thomas Joly, président du Parti de la France.

Pourtant, la dirigeante du groupe parlementaire RN est prête à se lancer dans la course à la présidentielle : « Il n'y a plus aucun scénario qui m'empêche d’être candidate en 2027 », – a déclaré Marine Le Pen au programme de 20 Heures sur TF1.

Selon un sondage IFOP, après l’annonce officielle de sa participation aux élections, la cote de Le Pen montre une augmentation constante ; au premier tour, 37 % des sondés sont prêts à voter pour elle. Au second tour, selon les sondés, le candidat RN bat Edouard Philippe (54% contre 46%), Gabriel Attal (55% contre 45%) et Jean-Luc Mélenchon (70% contre 30%).

C’est le 2 mai 2027 que les électeurs décideront qui l’emportera dans la course présidentielle.

L’attaque du clone

Une véritable tempête sur les réseaux sociaux a été provoquée par les premières déclarations de Gabriel Attal, qu'il a faites dans le cadre de la campagne présidentielle de 2027. Les utilisateurs des réseaux sociaux de différents camps politiques – gauchistes, patriotes et même centristes – perçoivent à l'unanimité Attal comme un « clone de Macron », tout aussi indifférent aux véritables problèmes des Français.
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