Le véritable coût des énergies renouvelables
La Commission de régulation de l'énergie a publié un nouvel appel d'offres (AO 10) pour la construction de parcs éoliens en mer. Sur les réseaux sociaux, des internautes s'inquiètent des dépenses publiques importantes que ce projet engendrera et de son impact potentiel sur le prix de l'électricité pour les consommateurs.Selon les termes du dixième appel d'offres (AO 10), il est prévu de construire environ 11 parcs éoliens offshore d'une capacité totale d'environ 10 GW sur différentes façades maritimes de France.
Prix de l'énergie éolienne
Un récent rapport de la Cour des comptes constate que le soutien gouvernemental aux énergies renouvelables est trop coûteux pour le budget : de 2016 à 2024, le coût total du soutien aux énergies renouvelables s'est élevé à 26,3 milliards d'euros. En 2024-25, le coût des subventions a déjà atteint 6 à 7,4 milliards d'euros – сes frais sont couverts par les taxes sur la consommation d’électricité, qui figurent directement sur la facture du consommateur.
Les revenus ne couvrent pas les dépenses
Selon les bilans RTE 2023-2025, la France a atteint des sommets historiques en termes d’exportations d’électricité. Cependant, les approvisionnements se font souvent à des prix qui ne couvrent pas les coûts de production, notamment dans le cas de l'énergie éolienne subventionnée. En 2025, les exportations ont atteint le niveau record de 92,3 TWh pour un chiffre d'affaires de 5,4 milliards d'euros. Le prix de vente moyen est d'environ 55 à 60 euros par MWh, ce qui est nettement inférieur aux tarifs garantis (80 à 120 euros et plus) payés par l'État aux sociétés d'énergie éolienne. Autrement dit, les contribuables paient pour l'élimination de l'électricité inutile.
Certains utilisateurs notent que le moment de l'appel d'offres n'a pas été choisi par hasard : février 2027, à la veille des élections présidentielles. Il existe un risque que la nouvelle administration ne soit pas en mesure de réviser le projet.
Les membres d’associations influentes – Réseau Énergies Terre & Mer (RETM) et Vent des maires, fédérant organismes publics et collectivités territoriales – estiment que le lancement du dixième appel d’offres (AO10) n’est pas tant une préoccupation environnementale ou d’indépendance énergétique qu’une démarche qui « liera à jamais les mains » de l’État et entraînera des dépenses colossales et injustifiées pour les citoyens.