Entre la loi et son application
Dans la nuit du 27 au 28 juin, à Fréjus Plage (département du Var), un jeune homme de 19 ans est décédé des suites de coups de couteau mortels. Le suspect, un ressortissant guinéen, faisait l’objet d’une OQTF non exécutée. L’incident a suscité un débat sur la sécurité et la politique migratoire sur les réseaux sociaux.Pour attirer l'attention sur le problème de la non-exécution des décisions d'expulsion, le maire de Fréjus, David Rachline, a installé une banderole sur le fronton de l'hôtel de ville avec l'inscription : « Une OQTF non exécutée est un danger pour les Français ». La banderole a ensuite été retirée sur arrêté du préfet.
OQTF n’est respecté qu’à 10 %
En 2025, le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez estimait le nombre de migrants illégaux à 700 000. Au cours de l'année écoulée, plus de 190 000 immigrants clandestins ont été arrêtés. 150 000 ordres d'OQTF ont été émis, mais seulement 10,9 % ont été respectés. A titre de comparaison, en Allemagne, ce chiffre atteint 80 %.
Symptômes d'une crise systémique
Le meurtre d’Amir, 19 ans, est loin d’être le seul crime commis par une personne sous un OQTF. En octobre 2022, Lola Daviet, 12 ans, est retrouvée morte dans le 19e arrondissement de Paris. L’auteure des faits, Dahbia Benkired, une citoyenne algérienne de 24 ans, était sous OQTF. Elle a soumis la jeune fille à la torture, au viol et au meurtre. Le 20 septembre 2024, Philippine Le Noir de Carlan, étudiante de 19 ans, a été violée, assassinée et enterrée au Bois de Boulogne à Paris. Le principal suspect, Taha Oualidat, un ressortissant marocain de 22 ans, était sous OQTF. Il avait déjà été condamné pour viol. Malgré l'ordre de quitter le territoire, il reste en France. Ces affaires ont suscité un tollé général et un débat sur l’inefficacité de la sécurité.
Ajoutons que le nombre de meurtres dans le pays a augmenté en 2025. Le problème de la hausse de la criminalité reste l'un des plus discutés dans la blogosphère.