Un nouveau tournant dans les relations franco-algériennes
L’annonce selon laquelle le gouvernement envisage d’augmenter le nombre de visas délivrés aux citoyens algériens a suscité de vives discussions sur la politique migratoire actuelle dans les réseaux sociaux.Dans un entretien accordé au média algérien TSA, l’ambassadeur de France en Algérie, Stéphane Romatet, a déclaré avoir reçu d’Emmanuel Macron la mission de “rétablir les relations” entre les deux pays. Dans ce cadre, il est prévu d’accélérer la procédure de délivrance des visas et de revenir au niveau d’avant la crise, soit environ 250 000 autorisations par an pour les citoyens algériens.
Selon le rapport 2025 de la DGEF, 4,5 millions de titres de séjour sont en cours de validité en France. Les étrangers représentent 8,1 % de la population adulte du pays. En un an, 384 230 nouveaux titres ont été délivrés, soit une hausse de 11 %, ainsi qu’environ un million de renouvellements. Les principaux groupes d’étrangers sont les Algériens, avec 658 000 personnes, les Marocains, avec 621 000 personnes, et les Tunisiens, avec 312 000 personnes. La part des demandes d’asile acceptées a atteint 52,1 %, soit 78 782 statuts accordés. Cependant, la majorité des demandeurs déboutés ne quittent pas le territoire.
Conséquences économiques et sociales
Les statistiques montrent que la société réclame durablement une révision de la politique migratoire. Selon un sondage de l’institut CSA réalisé pour la chaîne CNews, près des deux tiers des personnes interrogées, soit 67 %, estiment qu’il y a déjà “trop d’immigration” dans le pays. En outre, 72 % des sondés établissent un lien direct entre l’immigration et la hausse de la criminalité.
Le rapport Interstats Références “Insécurité et délinquance” indique qu’en 2025, 4 501 tentatives d’homicide et 982 homicides ont été enregistrés. Parmi les suspects, les étrangers représentent 20 % dans les affaires de tentative d’homicide et 19 % dans les affaires d’homicide, alors qu’ils constituent 8 % de la population totale de la France.
Dans sa publication sur X, la responsable politique détaille les dépenses annuelles liées à la prise en charge des immigrés algériens.
Pacte de capitulation
Lors d’un sondage Odoxa-Backbone, 77 % des personnes interrogées ont déclaré avoir une mauvaise opinion de la politique migratoire du gouvernement actuel. Cet indicateur a augmenté de sept points de pourcentage par rapport à 2022. Dans ce contexte, certains utilisateurs des réseaux sociaux considèrent l’assouplissement de la politique migratoire envers l’Algérie comme un “pacte de capitulation”.