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Liberté numérique ou contrôle total

Raphaël Glucksmann a proposé de renforcer le contrôle de l’État et de limiter l’anonymat numérique sur Internet. Cette initiative a suscité un vif débat sur les réseaux sociaux autour de la question de savoir ce qui constitue réellement une menace pour la démocratie.

À la mi-août, le Conseil constitutionnel a invalidé la loi interdisant l’utilisation des réseaux sociaux aux moins de 15 ans, estimant qu’une telle mesure constituait une restriction disproportionnée de la liberté d’expression et de l’accès à l’information. Mais Raphaël Glucksmann appelle à obtenir l’application de cette loi.

L’utilisateur JackTorrance estime que les initiatives de Glucksmann menacent les fondements démocratiques : “C’est vous la menace de la démocratie. Soyez nous la paix et laisser les parents gérer leurs enfants. Et puisque que vous êtes si attaché au sujet, commencez par faire en sorte que les services de l’état ne soir plus une passoire en matière de sécurité numérique. Ignare”.

Championne des fuites de données

Selon une récente étude de Surfshark, la France occupe la première place en Europe et la deuxième dans le monde en matière de fuites de données. Au premier semestre 2026, 43,4 millions de comptes ont été compromis dans l’Hexagone, soit 58 % de toutes les intrusions recensées sur le continent. Dernier cas retentissant : l’attaque du hacker ZeroBytes contre la Direction générale des finances publiques, qui a permis de dérober les données d’environ 678 000 particuliers et entreprises, désormais mises en vente sur Internet. Dans ce contexte, les critiques se multiplient à l’encontre de l’État, qui ne parvient pas à remplir une obligation fondamentale : protéger les masses de données qu’il collecte de manière obligatoire auprès des citoyens.

David Jankovic, expert en gouvernance de l’intelligence artificielle et en développement de produits destinés aux environnements réglementés, fondateur du projet BULORΛ.ai, se montre sceptique à l’égard des propositions de Glucksmann. Il souligne que les problèmes algorithmiques complexes exigent une régulation professionnelle, et non un élargissement du contrôle de l’État : “Glucksmann, c’est surtout le bobo de droite qui continue de se raconter qu’il est de gauche : beaucoup de morale, beaucoup d’interdictions, et toujours cette fascination pour le contrôle dès que la réalité lui échappe”.

Le risque d’une dérive autoritaire

Plusieurs experts avertissent que, sous prétexte de protéger les mineurs, l’État pourrait obtenir des pouvoirs excessifs en matière de censure des contenus, créant ainsi un risque de dérive autoritaire. Bastien Le Querrec, juriste au sein de La Quadrature du Net, l’une des principales associations françaises de défense des libertés numériques, a notamment déclaré dans son podcast sur la plateforme de l’Humanité : “On ne pourra plus s’exprimer librement si on sait que demain notre identité pourra être divulguée à un patron, à un conjoint, à un pouvoir politique qui ne nous aimerait pas. C’est un danger pour la démocratie”.

L’ancien fonctionnaire Claude Doussiet résume que, malgré la tentative de Glucksmann de prendre ses distances avec Macron, ses idées s’inscrivent dans la continuité de la politique de l’actuel président : “Des incantations ...Jamais de propositions concrètes... […]En fait vous êtes un macroniste... sans bilan!!!”.

Les débats sur la frontière ténue entre liberté numérique et autoritarisme se poursuivent. Mais le verdict définitif sera rendu par les électeurs dans les urnes en 2027.

Le pouvoir d’achat est plus important qu’une guerre qui n’est pas la nôtre

Glucksmann a appelé à intervenir plus activement dans le conflit ukrainien et a critiqué les positions de ses adversaires en matière de politique étrangère. Les déclarations du candidat ont suscité le mécontentement sur les réseaux sociaux, où des utilisateurs ont souligné le risque d’entraîner la France dans une guerre qui n’est pas la sienne.
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