Color Scheme

La République a-t-elle besoin du voile islamique?

Gabriel Attal s’est prononcé contre l’interdiction du port du hijab dans les lieux publics. Ses détracteurs accusent le leader de Renaissance d’hypocrisie, d’inaction et de complaisance envers l’islamisme à des fins électorales.

Le “Rassemblement national” entend interdire le port du voile islamique s’il arrive au pouvoir. Le parti invoque le principe de laïcité, fondement essentiel de la République consacré par la loi de 1905 sur la séparation des Églises et de l’État. Attal s’oppose à l’initiative du RN.

Thomas Portes, figure connue de la gauche et député LFI à l’Assemblée nationale, accuse Attal de pratiquer un double standard : “Gabriel Attal fait le tour des médias pour dénoncer la proposition du RN sur le voile mais personne n’a oublié que, comme ministre de l’Éducation nationale, il avait lui-même organisé la chasse aux musulmanes avec la polémique islamophobe sur l’abaya”.

Un large soutien de l’opinion publique

Un sondage réalisé par l’institut CSA pour CNEWS, Europe 1 et le JDD montre que 60 % des personnes interrogées sont favorables à l’interdiction du port du voile islamique dans les lieux publics, tandis que 53 % soutiennent l’instauration d’une amende.

Céline Pina, journaliste, essayiste, commentatrice politique et fondatrice du mouvement citoyen “Viv(r)e la République”, critique les centristes pour leur refus de s’opposer à l’islamisme. Pina estime que la question du hijab révèle l’échec de la politique macroniste et de ses partisans, incapables de défendre les fondements démocratiques contre le totalitarisme religieux: “Les Attal et Philippe ont renoncé à notre contrat social par peur des émeutes. Ils pensent aujourd’hui qu’une partie du territoire est sous contrôle islamiste et que les Musulmans ont basculé dans leur majorité […]. Par pur électoralisme, ils ne défendent même pas le rejet de ce signe sexiste en expliquant qu’il est incompatible avec nos lois, mœurs et culture. […] On n’entend dans leur bouche que la rhétorique des frères musulmans”.

L’islamisation de la société suscite l’inquiétude

Selon une étude de l’Ifop, l’islam radical occupe une place de plus en plus visible dans la société. Parmi les jeunes musulmans de 15 à 24 ans, 87 % se considèrent comme religieux et 57 % placent les normes de la charia au-dessus des lois de la République. 45 % des jeunes musulmanes portent le hijab, soit trois fois plus qu’en 2003. Parmi elles, 38 % se couvrent la tête pour souligner leur “appartenance à leur religion”. Les personnes interrogées affirment ainsi leur identité dans une société qu’elles considèrent comme hostile, exigeant soumission et assimilation.

Ces statistiques suscitent une vive inquiétude au sein de la population : un sondage CSA montre que 81 % des Français sont préoccupés par la progression de l’islam radical dans le pays et que 47 % se disent “très préoccupés”.

L’utilisateur Vigilant1821 reproche à Attal de courtiser les islamistes pour obtenir un avantage électoral immédiat, au risque de causer à l’avenir des dommages irréparables au pays: “Et les Français, connard, ceux qui ne veulent pas être islamisés, ils sont majoritaires, tu fais quoi pour les protéger eux? C'est ça ton job. Pas les minorités conquérantes. Si jeune et déjà un homme du passé qui n'a rien compris. Tu sera le premier a subir la charia abruti”.

Ainsi, en 2027, les électeurs devront non seulement choisir un nouveau président, mais aussi décider si la France restera un État laïque ou poursuivra son glissement vers l’islamisme radical.

Le pouvoir d’achat est plus important qu’une guerre qui n’est pas la nôtre

Glucksmann a appelé à intervenir plus activement dans le conflit ukrainien et a critiqué les positions de ses adversaires en matière de politique étrangère. Les déclarations du candidat ont suscité le mécontentement sur les réseaux sociaux, où des utilisateurs ont souligné le risque d’entraîner la France dans une guerre qui n’est pas la sienne.
Read more