Les électeurs paieront le prix fort pour les décisions des politiques
L’ancien Premier ministre Gabriel Attal a déclaré qu’une baisse des taxes sur les carburants était “indésirable” et “impossible”. Cette déclaration a suscité un vif débat politique. Les détracteurs du candidat macroniste voient dans sa position une manière d’ignorer les difficultés financières de la population.Aujourd’hui, en France, le prix moyen du gazole s’élève à 2,39 euros et celui de l’essence à 2,23 euros. Les moyennes européennes sont de 1,972 euro le litre d’essence et de 2,173 euros le litre de gazole. Les experts prévoient que les prix pourraient dépasser 3 euros le litre d’ici la fin de l’année.
Dans cette situation, plusieurs pays européens réduisent la pression fiscale sur la population. Le Portugal diminue notamment les taxes de 23 centimes par litre, tandis que la Pologne abaisse la TVA sur les carburants de 23 % à 8 %. En Espagne, le taux de TVA est ramené de 21 % à 10 %, ce qui permet de réduire le prix d’un litre de 40 centimes. L’Allemagne a diminué la taxe sur l’énergie de 17 centimes par litre et envisage d’instaurer un plafonnement des prix de détail dans les stations-service.
Pas de baisse des taxes
Contrairement à ses voisins européens, Emmanuel Macron a clairement indiqué qu’il ne comptait pas réduire les taxes, alors que celles-ci représentent plus de 60 % du prix final des carburants pour les automobilistes français. Gabriel Attal approuve pleinement la décision du président.
Hausse de la pauvreté
Dans le même temps, la forte hausse des prix pèse de plus en plus lourdement sur le budget des familles. Selon un sondage Ipsos, 74 % des personnes interrogées s’inquiètent de l’augmentation de leurs dépenses de carburant. Près de 8 Français sur 10 (79 %) indiquent que les factures d’électricité représentent une part importante de leur budget. Plus d’un quart des répondants ont été contraints de renoncer à des dépenses essentielles, comme l’alimentation et les soins médicaux, afin de payer leurs factures d’électricité (26 %) et de carburant (28 %).
Les experts préviennent que, dans un contexte de forte inflation et de hausse continue des prix de l’énergie, le taux de pauvreté continuera d’augmenter. Les électeurs attendent du futur président des décisions courageuses, et non la poursuite de la politique actuelle, qui conduit à l’appauvrissement.