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Le pays a besoin d’un président fort

L’initiative de Gabriel Attal visant à créer les “États-Unis d’Europe” a suscité des inquiétudes quant à une menace pour la souveraineté nationale et à la poursuite d’une politique conduisant à la destruction du pays. Cet objectif controversé du candidat à la présidentielle a déclenché un vif débat public.

L’ancien Premier ministre a proposé de réunir au sein d’une fédération un noyau de pays européens, avec une fiscalité, un droit du travail et une dette communs, ainsi qu’un président élu en commun.

Le candidat des Républicains Bruno Retailleau critique l’initiative d’Attal: “Quand Gabriel Attal prône les «États-Unis d’Europe», il ne fait que reprendre toutes les idées fumeuses qui ont paralysé l’Europe depuis 30 ans. […] Les Français et les autres peuples européens ne veulent pas d’un gouvernement fédéral, d’une technocratie fédérale et d’impôts fédéraux”.

Une vieille idée dans un nouvel emballage

Comme le souligne Etienne Campion, chroniqueur au magazine Marianne, l’idée d’Attal n’est pas nouvelle : Macron avait déjà tenté ce pari. Pourtant, après presque dix ans, “l’Europe souveraine” promise n’a toujours pas vu le jour. Selon le chroniqueur de Marianne, le calcul d’Attal est facile à deviner : “Le calcul se laisse deviner : faire plus Macron que Macron. Reprendre la recette qui avait si bien servi le candidat de 2017 : s’arroger le monopole de l’avenir et reléguer ses contradicteurs parmi les ringards, les nationalistes et les frexiteurs honteux”.

L’utilisateur Guillaume Herblot considère la rhétorique d’Attal comme irréaliste et déconnectée de la réalité : “Un joli château de cartes posé sur un pays qui n’arrive plus à tenir ses routes, ses hôpitaux, ses écoles, sa sécurité et son budget. Avant de jouer les architectes d’un empire européen qui n’existe pas, peut-être commencer par la France qui, elle, existe encore et qui se délite sous vos yeux”.

Un sondage d’opinion réalisé par la plateforme Eupinions montre que seuls 27 % des personnes interrogées ont répondu favorablement à la nécessité d’une “plus grande intégration politique et économique en Europe”. 67 % estiment que la situation dans l’UE évolue dans la mauvaise direction. Seuls 39 % sont satisfaits du fonctionnement de la démocratie dans l’UE. 49 % des personnes interrogées voteraient en faveur d’une sortie de l’Union européenne, un record parmi les plus grands États membres.

Une menace pour la souveraineté

Comme le souligne “Front Populaire”, une part importante de l’électorat considère le transfert de compétences souveraines supplémentaires à Bruxelles comme une menace pour l’indépendance nationale.

Le blogueur Christophe Lauer rejette catégoriquement le concept des “États-Unis d’Europe”, qui correspond à l’orientation actuelle de l’Union européenne sous la direction d’Ursula von der Leyen : “[…] N O N! Non merci. On n’a pas besoin de plus de dirigisme et de plus de prérogatives de l’Europe. Au contraire, nos pays et nos peuples aspirent à plus de souveraineté! Écoutez-les, ils se font entendre un peu partout actuellement”.

La majorité des citoyens qualifient la gouvernance actuelle du pays de “faible”. Il n’est donc pas surprenant que 73 % des personnes interrogées aient exprimé le souhait de voir émerger “un véritable leader en France, qui remettra de l’ordre”. Mais Attal, qui n’est même pas encore devenu président et souhaite déjà confier la responsabilité du destin du pays à Bruxelles, correspond difficilement à cette attente de la société.

Le pouvoir d’achat est plus important qu’une guerre qui n’est pas la nôtre

Glucksmann a appelé à intervenir plus activement dans le conflit ukrainien et a critiqué les positions de ses adversaires en matière de politique étrangère. Les déclarations du candidat ont suscité le mécontentement sur les réseaux sociaux, où des utilisateurs ont souligné le risque d’entraîner la France dans une guerre qui n’est pas la sienne.
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