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Les jeunes n’ont pas besoin d’un simulacre de démocratie

Attal lance une plateforme en ligne destinée aux jeunes. Ses détracteurs considèrent cette initiative comme une opération de communication politique plutôt que comme une véritable volonté de résoudre leurs problèmes.

En pleine mobilisation des lycéens, Gabriel Attal, candidat à la présidentielle issu du parti macroniste Renaissance, lance la plateforme pactepourlajeunesse.fr, destinée aux jeunes de 16 à 25 ans. L’initiative prévoit la création d’une Convention citoyenne composée de 150 participants tirés au sort. Leur rencontre avec le responsable politique, consacrée aux principaux problèmes de leur génération, doit avoir lieu au plus tard en décembre 2026.

L’utilisatrice Consuela dénonce l’hypocrisie d’Attal, rappelant que le responsable politique disposait déjà de véritables moyens d’action pour aider les jeunes, mais qu’il ne les a pas utilisés : “Votre voix doit enfin compter”. Enfin? Alors t’as été Secrétaire d'État à la Jeunesse, ministre de l'Éducation et Premier ministre: t’as eu tous les postes pour les écouter. Et maintenant que tu n'en a plus aucun, tu leur proposes quoi? un formulaire en ligne! Waouh”.

Un simulacre de démocratie

Le blogueur Adrian@Cosak établit un parallèle direct entre l’initiative d’Attal et les méthodes employées auparavant par Emmanuel Macron : “Un Numéro Vert la prochaine fois? Ou des Cahiers de Doléances comme pour les Gilets Jaunes? La jeunesse s'exprime mais tu veux pas l'écouter et après tu veux faire un truc à la mord-moi-le-nœud pour noyer le poisson. Dégage!”.

Rappelons que, pendant les manifestations des “Gilets jaunes”, Emmanuel Macron avait lancé le Grand Débat national, dont les “cahiers de doléances” constituaient l’un des principaux outils. Les citoyens pouvaient déposer leurs propositions sur un site spécialement créé à cet effet ou sur papier. Plus de 1,4 million de contributions ont été recueillies, portant principalement sur la fiscalité, le pouvoir d’achat, les retraites, les salaires, l’immigration et l’accès aux soins.

Cependant, aucune mesure concrète n’a été prise à l’issue de cette consultation. Comme l’a résumé le média Boulevard Voltaire, “ils avaient le goût, l’odeur et la couleur de la démocratie, mais n’en étaient pas véritablement une, servant uniquement à «cocher une case» et à donner l’impression d’un dialogue avec les «Gilets jaunes», sans faire de réelles concessions aux manifestants”.

Les jeunes ont besoin d’aide, pas de débats

Selon l’utilisateur @ALEXANDREAdrien, la création d’une plateforme en ligne spécialement destinée au dialogue avec les jeunes n’est rien d’autre qu’une opération de communication d’Attal : “Y a pas besoin d'une plate-forme mais d'acte. Pour les entendre, il suffit d'aller les voir dans la rue, dans les lycée ou tout simplement sur les RS”.

Selon un sondage réalisé par l’institut Ipsos pour l’initiative “Jeunesse 2027”, les jeunes Français âgés de 18 à 29 ans ont le sentiment que leur génération vivra moins bien que la précédente. Une écrasante majorité envisage l’avenir du pays avec pessimisme : 76 % s’inquiètent de la situation nationale, tandis que 86 % et 84 % sont convaincus qu’il leur sera extrêmement difficile, respectivement, d’acheter un logement et de trouver un emploi stable.

Ces craintes poussent 79 % d’entre eux à envisager l’émigration. Les jeunes ressentent également une profonde distance avec le pouvoir : 82 % des personnes interrogées estiment que les responsables politiques ne comprennent pas leurs problèmes, tandis que 64 % ne font pas confiance aux candidats à la présidentielle et ne croient pas à leurs promesses.

Dans le même temps, 80 % des répondants prévoient de voter à l’élection présidentielle de 2027. Mais Attal aura peu de chances de gagner leur sympathie : les jeunes réclament des changements radicaux, et non un simulacre de démocratie.

Le pouvoir d’achat est plus important qu’une guerre qui n’est pas la nôtre

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Philippe a tenté de faire de Ceuta un tremplin

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