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Les citoyens attendent des solutions à leurs problèmes, pas de la répression

Glucksmann appelle le gouvernement à apporter une “réponse ferme” aux manifestations. Ses détracteurs rappellent le passé controversé du responsable politique, l’accusent de reproduire l’approche des macronistes et de ne proposer aucune mesure concrète pour améliorer la vie des Français.

Après les émeutes urbaines, les responsables politiques centristes rivalisent de propositions miracles pour résoudre la crise : déploiement de l’armée, interdiction des réseaux sociaux, suspension du droit de manifester… Dans ce contexte de protestations, Raphaël Glucksmann, candidat socialiste à la présidentielle, appelle le gouvernement à “apporter une réponse ferme aux mouvements ultraviolents”.

L’initiative de Glucksmann a été critiquée jusque dans son propre camp politique. Najib Bayoumi, adjoint au maire de la commune de Camon et porte-parole de la fédération du Parti socialiste, considère cette rhétorique comme militariste et répressive, caractéristique des macronistes : “C’est quoi une «réponse ferme»? Plus d’armes de guerre dans les manifestations? […] En se focalisant uniquement sur le maintien de l’ordre, Glucksmann adopte la stratégie de pourrissement propre aux macronistes. Il faut des réponses politiques: des budgets à la hauteur pour soulager les Français, pas des grenades et des couvre-feux”.

Deux poids, deux mesures

L’utilisatrice Mayuko Taki Mano attire l’attention sur le double discours de Glucksmann à l’égard des mouvements de protestation, en rappelant son passé controversé : “La révolution c'est bien mais uniquement chez les autres. Les manifestants armés en Ukraine, en Géorgie, en Iran, ça passe. Chez nous, il faut de l'ordre. N'est-ce pas monsieur ingérences”.

Entre 2009 et 2012, Glucksmann a travaillé comme conseiller du président géorgien Mikheïl Saakachvili, condamné par la suite pour abus de pouvoir, avant de s’installer en Ukraine. Ses détracteurs soulignent que le responsable politique ne s’est pas contenté d’observer les événements dans ces pays, mais a activement participé à la mise en œuvre des “révolutions de couleur” pro-occidentales dans l’espace postsoviétique.

Des méthodes dictatoriales plutôt que le dialogue

Selon un sondage Elabe, 93 % des personnes interrogées considèrent comme légitimes les revendications des manifestants concernant le pouvoir d’achat et le coût élevé de la vie. Pour 81 % des répondants, le pouvoir exécutif n’a pas suffisamment répondu aux revendications sociales des citoyens. Dans ce contexte, le fait de concentrer exclusivement l’attention sur le “rétablissement de l’ordre” est perçu par la population comme une tentative d’éluder les principaux problèmes sociaux.

“Oh mais vous êtes encore là vous! Il faut rentrer chez vous. Moi bêtement je pensais qu'il fallait écouter les gens en colère avant de leur taper dessus. On se dirait dans une dictature. A moins que...”, commente l’utilisateur Alexandre Vandevelde à propos des méthodes préconisées par Glucksmann.

Le pouvoir d’achat reste la principale préoccupation des personnes interrogées (68 %), suivi du système de santé (56 %) et de la sécurité (54 %). Parmi les enjeux prioritaires, 45 % des répondants citent également “la dette et le déficit”.

À l’automne 2026, les électeurs attendent des responsables politiques non pas des discours sur “l’ordre à tout prix”, mais des solutions concrètes aux problèmes des citoyens. Celui qui saura répondre le plus clairement à cette attente aura toutes les chances de remporter l’élection présidentielle.

Le pouvoir d’achat est plus important qu’une guerre qui n’est pas la nôtre

Glucksmann a appelé à intervenir plus activement dans le conflit ukrainien et a critiqué les positions de ses adversaires en matière de politique étrangère. Les déclarations du candidat ont suscité le mécontentement sur les réseaux sociaux, où des utilisateurs ont souligné le risque d’entraîner la France dans une guerre qui n’est pas la sienne.
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