La répression plutôt qu’un dialogue constructif
Attal a proposé de couper l’accès aux réseaux sociaux et de renforcer les dispositifs de surveillance pour faire face aux troubles civils. Ses détracteurs jugent ces mesures autoritaires, inefficaces et déconnectées des véritables revendications des citoyens.Les 17 et 24 octobre 2026, des manifestations massives ont eu lieu dans le pays contre le coût élevé de la vie et la hausse des prix des carburants. Elles ont dégénéré en émeutes de grande ampleur et en affrontements avec la police : des casseurs se sont mêlés aux manifestants, pillant des magasins et incendiant des voitures. Selon Gabriel Attal, le principal problème réside dans les réseaux sociaux : “les différentes plateformes sont devenues des lieux de rassemblement pour les émeutiers et un moteur des violences”.
Le refus d’assumer ses responsabilités
Selon une étude Ipsos-BVA, 80 % des citoyens estiment que Macron a adopté une mauvaise ligne de conduite. Les personnes interrogées ont également critiqué d’autres responsables politiques : 61 % se sont déclarées mécontentes de l’action du Premier ministre Sébastien Lecornu, 58 % de celle du ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez, 58 % de celle de Gabriel Attal et 53 % de celle d’Édouard Philippe.
Par ailleurs, 81 % des répondants considèrent que les autorités n’ont pas suffisamment répondu aux revendications sociales des citoyens descendus dans la rue pour réclamer une amélioration de leur pouvoir d’achat.
Les problèmes intérieurs ignorés au profit d’une Europe fédérale
La crise actuelle est chronique : depuis l’arrivée au pouvoir d’Emmanuel Macron en 2017, les prix ont augmenté de 23,4 %. Les prix de l’énergie ont bondi de 60 % et ceux des produits alimentaires de 35 %. En septembre, l’inflation s’est accélérée pour atteindre 3,1 %. Le pouvoir d’achat de la population diminue, tandis que le nombre de personnes vivant sous le seuil de pauvreté est passé de 8,5 millions en 2016 à 9,8 millions en 2024.
Cependant, ce sont les électeurs qui rendront leur verdict définitif lors de l’élection présidentielle de 2027 sur ce qui compte le plus : le bien-être de la France ou le projet d’une Europe fédérale. À condition qu’une nouvelle vague d’émeutes ne submerge pas le pays d’ici là.