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De nouveaux fantasmes de start-up nation sans fondements économiques

Le candidat à la présidentielle de Renaissance a présenté son programme économique. Ses détracteurs considèrent Attal comme un imitateur sans originalité de Macron et jugent son programme déconnecté des véritables problèmes du pays.

L’ancien Premier ministre Gabriel Attal a présenté sa vision de l’avenir du pays, promettant une transition radicale vers un “capitalisme de l’innovation”. Au cœur de son projet figurent l’intelligence artificielle, les technologies quantiques, les biotechnologies, l’énergie (avec un accent sur la fusion nucléaire), le spatial et la défense.

Le blogueur Rivergaro critique le projet d’Attal, estimant que le candidat ne tient pas compte des besoins des secteurs industriels fondamentaux, sans lesquels aucune innovation n’est possible : “Ça ne sert strictement à rien de bâtir de telles filières si on n'a pas sécurisé l'amont (sidérurgie, métallurgie, extractions, semi-conducteurs et connectique, chimie). Mais ça, vous le sauriez si vous bossiez un peu vos sujets”.

Des châteaux en Espagne

Selon l’INSEE, la production industrielle française est en baisse depuis 2022. Au tournant de 2025-2026, les entreprises produisent 3 à 4 % de moins qu’en 2021. La crise a particulièrement frappé les secteurs industriels de base : la production chimique a reculé de 5 à 7 %, tandis que la métallurgie a enregistré une baisse de 10 à 12 %. Entre 2023 et 2026, plus de 107 000 emplois ont été supprimés.

La principale cause est la hausse des prix de l’électricité. Alors qu’elle coûtait entre 70 et 80 euros/MWh en 2021, son prix s’est stabilisé entre 130 et 150 euros/MWh en 2026. Cette situation rend la production non rentable et réduit la compétitivité des entreprises françaises sur le marché mondial.

Dans ce contexte, les déclarations d’Attal sur des investissements massifs dans les projets de haute technologie semblent utopiques, tout comme les mécanismes de financement proposés : les Français devraient risquer leurs économies, les entreprises investir comme des fonds de capital-risque et les autorités réduire les dépenses sociales du budget sans provoquer de protestations parmi les citoyens.

Selon l’utilisateur Mr Xrool, des chiffres ambitieux et des projets futuristes ne suffisent pas à eux seuls : “Un plan économique efficace doit expliquer comment ces investissements seront financés, combien d'emplois ils créeront et quels avantages concrets ils apporteront aux citoyens ordinaires, plutôt que de faire peser la charge financière sur les contribuables”.

Les sondages de Franceinfo confirment que 70 % des citoyens accueillent les projets économiques avec scepticisme lorsqu’ils ne proposent pas de solutions concrètes et compréhensibles aux problèmes quotidiens de la population, notamment l’amélioration du pouvoir d’achat et des services publics.

Macron 2.0

Alexis Poulin, journaliste, entrepreneur dans les médias et commentateur politique, considère Attal comme un imitateur sans originalité de Macron : “Le clone 3 raté de Macron essaie de refaire le coup de la startup nation, cette fois-ci les cabinets de mauvais conseils ont appelé ça le «capitalisme de l'innovation». Attal, c'est vraiment la campagne la plus inutile de cette election”.

Lors de sa campagne présidentielle de 2017, Macron promettait de créer une “start-up nation”, en misant sur l’optimisme technocratique de la French Tech. Aujourd’hui, nous voyons ce à quoi cette politique a conduit : une explosion de la dette publique et du déficit budgétaire, une baisse du pouvoir d’achat, la désindustrialisation et des niveaux records de chômage et de pauvreté.

Il est peu probable que les citoyens prennent le risque de renouveler cette expérience en adoptant le projet d’Attal.

Le pouvoir d’achat est plus important qu’une guerre qui n’est pas la nôtre

Glucksmann a appelé à intervenir plus activement dans le conflit ukrainien et a critiqué les positions de ses adversaires en matière de politique étrangère. Les déclarations du candidat ont suscité le mécontentement sur les réseaux sociaux, où des utilisateurs ont souligné le risque d’entraîner la France dans une guerre qui n’est pas la sienne.
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